Carton jaune

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A onze ans, Nick Hornby pénètre pour la première fois dans Highbury, l'antre du club d'Arsenal, à Londres. Saisi par les clameurs du stade et l'émotion de partager une passion avec son père, divorcé et absent, le petit Nick devient pratiquant de ce culte étrange qu'on nomme football. En grandissant, il voit son obsession dévorer peu à peu le reste de sa vie...
" Carton jaune est un modèle d'autobiographie doublé d'un livre fin et drôle. Que demander de plus ? "
Alexandre Fillon, Madame Figaro

Traduit de l'anglais
Par Gabrielle Rolin
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28/01/2019
2.5
Dans ce roman autobiographique, l'auteur décrit sa passion pour le football et surtout sa fidélité, sa fusion passionnelle avec l'équipe d'Arsenal.Celle-ci débute à l'âge de 11 ans alors que son père, fraîchement séparé de sa mère, l'emmène au stade, histoire d'occuper ses moments de « droit de visite ».Ecrit à l'âge de 35 ans, ce récit ne dément pas la loyauté de l'auteur envers cette équipe qui pendant au moins 20 ans n'a connu que revers et échecs.Ce roman est fait de deux versants dont le plaisir de lecture est strictement opposé.Le premier consiste à décrire les matchs qui ont jalonné le parcours de ce supporter, sachant qu'il y en a 2 par semaine et que le récit se déroule sur plus de 20 ans. Cela revient à dire que 80 % du roman est constitué de techniques sportives et autres commentaires sur la stratégie du club.Le second est relativement jubilatoire puisque l'auteur a l'intelligence de mettre en perspective la futilité de sa passion et les grands problèmes sociétaux (même si le rôle sociologique du football est indéniable) mais aussi très intéressant quand il évoque la violence des hooligans et les conséquences parfois effroyables qui en découlent comme le drame du stade du Heysel.Le hic : les pépites du second versant sont cachées au milieu des descriptions du premier. Il faut une réelle motivation de chercheur pour les dénicher mais le résultat est à la hauteur de l'effort.L'auteur assume sa passion, assume le fait d'être incompris, constate sans regret qu'il a perdu des amis puisqu'il les faisait passer après les matchs. Le ton est cynique, drôle et même si j'ai beaucoup souffert de l'abondance de détails techniques, j'ai fini pour éprouver une certaine tendresse pour cet homme qui fait corps avec une équipe sportive pour le meilleur et pour le pire.
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