Il pleuvait des oiseaux

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Trois octogénaires épris de liberté vivent selon leur propre loi en forêt profonde dans le nord de l'Ontario. Non loin de là, deux hommes, l'un gardien d'un hôtel fantôme et l'autre planteur de marijuana, veillent sur l'ermitage des vieillards. Leur vie d'hommes libres et solitaires sera perturbée par l'arrivée de deux femmes. D'abord une photographe en quête du dernier survivant des grands feux qui ont ravagé la région au début du XXe siècle. Puis arrive la deuxième visiteuse, très vieille celle-là, Marie-Desneiges, un être aérien et lumineux qui détient le secret des amours impossibles. La vie ne sera plus la même à l'ermitage. Il pleuvait des oiseaux est un superbe récit qui nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et dans lequel l'émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.
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11/02/2019
4.5
Une bulle de tendresse dans le bois * J'ai remarqué que depuis quelques mois, les romans québecois me font toujours du bien. Une sorte de chaleur douce qui se répand dans mon corps et mon esprit. Une quiétude restant en suspension au creux de ma conscience. Cet attachement me laisse rêveuse et je ne me rue pas directement sur mon clavier pour vous en parler. Je laisse passer les jours. Et ça fait du bien :) * Il y a quelques temps, j'ai rencontré virtuellement une québecoise sur Bookstagram, Anne and the Boyz, qui m'a proposé de faire une LC (lecture commune) de @Bondrée . (un roman québecois). Fort de ce succès , nous avons récidivé avec ce roman intimiste de Jocelyn Saucier. J'avoue que le thème de la vieillesse et le grand âge ne m'attirent pas spécialement. Mais le fait que l'histoire se passe dans une communauté isolée dans un bois au Québec m'a fortement intéressé. * Me voilà donc partie dans une forêt reculée, sauvage, protégée de la civilisation, impénétrable , sombre mais aussi lumineuse. L'auteure a utilisé un fait divers , "les Grands feux" (incendie meurtrier survenu en 1916) qui a fait des ravages mortels et écologiques. Puis elle a brodé une histoire fictionnelle sur un héros de cet incendie et dont on suit les traces dans ce bois. Bien sûr, ce n'est qu'un élément pour nous amener dans ce lieu et nous présenter les personnages qui l'habitent. Des êtres épris de liberté (vous savez, cette liberté sauvage et primitive), de vieillards amoureux de la vie, respectueux, tendres et aussi drôles. * Tout au long du récit, j'ai eu l'impression d'être dans un conte. Cette cabane perdue, la police qui tient lieu de l'ogre, les jeunes hommes "bonne fée" qui nourrissent ses hôtes. Le ton est résolument onirique et contemplatif. * Les arrivées simultanées de la jeune photographe, puis de cette gracieuse petite dame vont "réveiller" les consciences. Bouleverser l'ordre naturel. En douceur, sans heurts, avec amour et bienveillance. * Malgré la tragédie en filigrane de ce récit, ce fût un concentré de bonheur de lecture. Il fait du bien, tout simplement.....
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