Le cœur révélateur 1843

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Le Cœur révélateur est un récit à la première personne dont le narrateur, anonyme, s'efforce de convaincre le lecteur de sa lucidité et de sa rationalité, mais souffre d'un mal qui « a aiguisé [ses] sens ». Le vieil homme avec lequel il vit a un « œil bleu pâle, avec une taie dessus », un œil de « vautour », qui cause tant de souffrance au narrateur qu'il décide de l'assassiner. Le narrateur insiste sur la prudence avec laquelle il a commis le meurtre pour montrer qu'il ne peut être fou. Pendant sept nuits, il ouvre la porte de la chambre du vieil homme, action qui lui prend une bonne heure. Toutefois, à chaque fois, l'œil de vautour du vieil homme demeure fermé, ce qui l'empêche « d'accomplir l'œuvre ». La huitième nuit, le vieil homme se réveille et s'assied sur son lit tandis que le narrateur effectue son rituel nocturne. Plutôt que de reculer, celui-ci décide, au bout d'un moment, d'entrouvrir sa lanterne. Un rai de lumière éclaire précisément l'œil du vieil homme, révélant qu'il est grand ouvert. Percevant alors les battements du cœur du vieil homme, animé par la terreur, il décide de frapper : il saute sur le vieil homme en poussant un hurlement, le jette sur le parquet et renverse le lit sur lui. Puis il dépèce sa victime et dissimule les morceaux sous le plancher. Toutefois, un voisin, ayant entendu un cri, a alerté la police. Le narrateur invite les trois officiers qui se présentent à sa porte à fouiller, bien convaincu qu'ils ne trouveront rien. Il leur affirme que le vieil homme est en voyage et montre que ses trésors sont toujours à leur place. Sûr de lui, il leur apporte des chaises, et chacun s'assied dans la chambre du vieil homme, juste au-dessus de l'emplacement où le corps a été enfoui. Alors qu'il se sent de plus en plus en plus à son aise, le narrateur commence à entendre un bruit faible, qui devient de plus en plus fort. Il en arrive à la conclusion que c'est le battement de cœur du vieil homme, sous les planches, plutôt que d'admettre que c'est celui de son propre cœur. Les officiers semblent ne pas avoir remarqué ce bruit. Pourtant, bouleversé par le battement constant du cœur et persuadé que les officiers l'entendent aussi bien que lui, le narrateur finit par avouer le meurtre du vieil homme et leur explique où est dissimulé le cadavre.
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