L'odeur de la colle en pot

(JC Lattès)
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Septembre 1991. Caroline a treize ans et intègre son nouveau collège. Avec ses parents et sa sœur Charlotte, ils ont quitté la banlieue pour s’installer à Paris, dans un appartement trop grand où les liens se distendent chaque jour.
S’il voulait se rapprocher de ce travail qui le dévore, le père est pourtant de plus en plus absent. Quand il est là, c’est vêtu de ce blouson qu’il ne quitte plus, et de cet air qui semble dire son désir de partir loin.
Autour de l’unique téléphone fixe de la maison se chuchotent les secrets d’une famille en plein chaos : le chagrin de la mère, la fuite du père et les tourments adolescents de l’héroïne, qui déroule le fil de cette année si particulière où l’enfance s’éloigne.
Caroline restitue le portrait d’une génération désenchantée, les professeurs, les premiers flirts, les cafés où l’on fume encore, les cabines téléphoniques, les vidéoclubs, la musique triste dans son walkman, les cahiers Clairefontaine, les Guignols de l’Info, le bruit des craies et c’est toute une époque qui ressurgit comme lorsqu’on plonge son nez dans ces petits pots de colle à l’odeur d’amande.
Récit d’un temps révolu autant que de l’adolescence, L’Odeur de la colle en pot peint avec légèreté et mélancolie le moment de bascule entre l’enfance et l’âge adulte, une période bouleversante et intemporelle.
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14/05/2019
2.5
Un flash-back à mes 16 ans * J'ai eu cette fébrilité (vous savez, celle qui prend chaque fan de lecteur lorsqu'il découvre une nouvelle parution d'un de ses auteurs chouchous) lorsque Netgalley a proposé le tout dernier roman d'Adèle Bréau. J'apprécie beaucoup ce qu'elle a publié, notamment la trilogie "la cour des grandes" qui montre des héroines désacralisées (des mères éreintées, des femmes comme nous) sur un ton cynique et comique. * Dans ce one shot, l'auteure focalise sur le côté nostalgique des lectrices. Si comme moi, vous faites partie des nineties, vous serez comblés. Vous vous remémorerez certainement aussi tous ces petits riens qui nous semblaient si banals à l'époque de notre adolescence et qui nous reviennent en tête à la lecture de ce roman. Un kiff de souvenirs visuels, olfactifs, auditifs, tactiles.....bref, toute la panoplie vintage. Rien que pour ça, je vous invite à ouvrir cette parenthèse littéraire. * La colle Cléopatra (celle qui sent l'amande, le pot avec la petite cuillère blanche), les vêtements Chevignon, Waikiki, Fido dido, Benetton, les jeans neige, les bracelets tissés fluos, le walk-man à cassette, la série TV Santa Barbara (Joey je t'ai adoré!), et puis le best memory, c'est bien l'écoute en boucle des chansons de Mylene Farmer (mon idole de l'époque!!). Et tant d'autres que moi-même j'ai oublié mais que l'auteure a pioché dans ses souvenirs (elle est de la même génération, donc elle connaît). Effectivement, tout le talent est de placer ces petites pépites dans un scénario crédible. Voici Caroline, jeune fille un peu paumée qui raconte sa vie. Ses émois, ses humeurs, ses clash avec son père. A 3 ans près, j'aurais pu avoir son âge (c'est tout comme!). Comme une immersion dans une autre vie. La sienne, la nôtre. Sur un ton tendre et bienveillant, l'auteure soulève des questions de parentalité, de limites, d'individualité. Mais je me suis ennuyée car je trouvais un rythme lent teinté de trop de mélancolie. Ca a peut-être trop résonné en moi? Trop nostalgique pour mon côté rationnel? Possible.... Je dirais donc que c'était un voyage dans le passé mi-figue, mi-raisin.
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