Vendetta

(Le Livre de Poche)
3.8 ( 3 votes )
Recommandé par
2 DéLecteurs

2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, fille du gouverneur de Louisiane, est enlevée. Son garde du corps est assassiné. L'enquête est confiée au FBI. Très vite, le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités... Il veut s'entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité chargée de la lutte contre le crime organisé. C'est le début d'une longue confrontation entre les deux hommes jusqu'à l'étonnant coup de théâtre final.
Améliorer la fiche

Qu’en avez-vous pensé ?

06/02/2019
5.0
Dans le cadre du challenge #theblacknovember j'ai choisis pour la 2éme semaine comme consigne lire un thriller avec comme titre un seul mot, j'ai choisis ce livre car j'adore @rjellory.Ray Altmann dois se rendre a la Nouvelle Orleans, ou un gangster de la mafia Ernesto Perez, s'est rendu au FBI car il as kidnapper la fille du Gouverneur, et demande de parler uniquement, a cet homme, qui as d'autres problèmes, d'alcool entre autres, et retrouver sa famille.Ernesto va lui raconter toute sa vie, et il accepteras de révéler ou est Catherine Ducane, la fille du Gouverneur.On découvre toute l'histoire de la Mafia, et c'est passionnant !!!!J'ai adorer ce livre, ou l'auteur nous plonge, dans la profondeur de ces deux personnages, deux hommes face a face, qui se parle, deux hommes qui ont juste besoin de se trouver, c'est aussi un dilem ou Ray doit retrouver sa femme et il y a aussi le poids de la culpabilité, ou bien tout faire pour sauver une jeune fille ou penser a sa couple.C'est une histoire avec beaucoup de rebondissements et de suspens, et c'est vraiment intéressant de découvrir l'histoire d'un homme ou son métier est de tuer, il tue naturellement comme un acte basique, et malgré ça, il construits sa vie, tranquillement.C'est vraiment un livre a lire.
Lire plus

04/01/2019
3.0
Depuis de très nombreuses années, je lis encore et encore, découvre sans cesse de nouveaux écrivains, navigue selon mes envies ou les circonstances entre différents genres (autobiographies, faits réels, sujets d’actualité, romances, fictions...) mais, à un moment donné, j’en reviens toujours aux thrillers et autres romans noirs qui suscitent incontestablement mon intérêt.Après avoir parcouru ces quelques lignes d’introduction, vous comprendrez aisément pourquoi je n’ai pas pu décliner l’invitation de ma chère amie Nathalou93 à l’accompagner dans la lecture de « Vendetta », roman policier de R.J. Ellory publié en France en 2009 par les éditions Sonatine.J’avais déjà entendu parler de ce romancier britannique. Au sein de la blogosphère littéraire et plus particulièrement dans le cercle des amateurs de polars, il s’est fait une belle réputation en mettant en scène une Amérique meurtrière au travers de ses œuvres dont certaines ont connu un succès retentissant. Je pense notamment à « Seul le silence », lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009. A force de lire des commentaires élogieux à son égard, je me devais de sauter le pas. J’attaquais donc ce texte avec motivation et curiosité, me demandant s’il allait être à la hauteur du talent présumé de son auteur.A la sortie, je confirme que, sans approcher le coup de cœur, je ne regrette pas de m’être lancée dans l’aventure même si j’y ai trouvé de la lenteur. Si tout n’est pas parfait dans cet écrit, force est de constater que globalement il mérite d’être lu.Je publie donc cette chronique en espérant qu’elle soit constructive, suffisamment étayée et qu’elle vous aide dans vos choix futurs.Les premières pages faites d’une narration détaillée que je qualifierai de foncièrement visuelle montre le sens de la mise en scène de Roger Jon Ellory. En ouvrant son roman non pas par la description d’un meurtre ou d’une scène de crime mais plutôt sur une magnifique représentation de la Louisiane qui incite à l’évasion, il fait dans l’effet de surprise. Convier ses lecteurs à suivre une affaire criminelle en leur donnant d’emblée envie de voyager. Bien vu, Il fallait y songer !Après cette surprenante mais non moins agréable entrée en matière, nous pénétrons dans le vif du sujet puisque, par un samedi soir d’août 2006 à la Nouvelle-Orléans, un cadavre victime d’un véritable carnage est retrouvé dans un coffre de voiture. Quel est-il ? A-t-il un lien avec Catherine, la fille du Gouverneur de l’Etat, enlevée récemment ? Mandaté, le FBI investigue.Vous croyez que cette histoire est cousue de fil blanc ? Détrompez-vous… L’enquête prend rapidement un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé. À cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. Dépêché sur place, l’employé doit alors obtempérer. C’est le début d’une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle le ravisseur va peu à peu retracer son itinéraire, l’incroyable récit d’une vie de tueur à gages au service de la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l’Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu’à nos jours. Quel est le véritable enjeu de cette rencontre ? Pourquoi Perez a-t-il souhaité qu’Hartmann soit son interlocuteur ? Tandis que s’engage une course contre la montre pour récupérer la demoiselle et que, dans l’ombre, la mafia et les autorités s’inquiètent du dialogue qui s’établit entre les deux hommes, Ray ira de surprise en surprise jusqu’à l’étonnant coup de théâtre final. Quelle sera son ampleur ? Sur quoi va-t-il déboucher ? Le rapt sera-t-il résolu ? Vous trouverez les réponses à ces interrogations lors d'un périple qui vous conduira sur cinquante ans au sein même de la Cosa Nostra. A vous de décider.Livre obscur de près de sept-cents pages qui mêle avec brio enquête, suspense et questionnement. Les collusions entre la Mafia et les politiques ressortent à merveilles et sont explicites. Il est en outre le siège d’une réflexion sur les capacités de quelqu’un à incarner la violence mais paradoxalement à donner autant d’amour.Si cette lecture est plaisante, elle n’en est pas moins trop lente par moment. L’intérêt s’étiole au milieu de la confession, avant de reprendre, heureusement, sur la fin. J’estime que le ravisseur se complaît trop dans son rôle de confesseur au détriment de la résolution du rapt qui progresse à petits pas. Peut-être quelques feuilles en moins auraient été bénéfiques ? Point négatif qui ôte deux étoiles.Les acteurs qui apparaissent tout au long du récit se composent d’individus ayant existé réellement mais aussi de personnages issus de l’imagination du faiseur de livres. Bien qu’ils soient pléthore, seuls Ernesto Perez et Ray Hartmann ont vraiment trouvé grâce à mes yeux. Les autres ne m’ont pas impressionnée. Ils leur manque, selon moi, de l’amplitude, du charisme, une authentique présence. A l’exception, peut-être, de Don Calligaris. Nos deux héros principaux suscitent de l’intérêt. Ils sont étoffés, magnifiquement dépeints et m’ont arrachée de l’empathie. Nous assistons à un sensationnel face à face entre un officier de justice en proie à ses démons et un ancien homme de main mafieux qui, parvenu au crépuscule de sa vie, n’hésite pas à se raconter intimement. En évoquant avec méthodologie, clairvoyance et honnêteté les actes barbares dont il s’est rendu antérieurement coupable, il ne cherche pas l’absolution mais expose les raisons qui l’ont conduit à agir ainsi.Au fur et à mesure de son dévoilement, nous sommes obligés de nous demander si ce sont les choix effectués ou non effectués qui rendent un être humain violent ? Est-il responsable de tous ses actes ou a-t-il des circonstances atténuantes ?J’ai profondément aimé le respect qui s’installe entre eux au fil de leurs échanges. Ils me sont apparus comme des êtres complexes, troublés, abîmés mais également intelligents car conscients de leur situation respective. Ils ne laissent pas insensible.Portrait élaboré des villes fréquentées. La Nouvelle-Orléans ou encore La Havane sont décrites de manière vivante, gaie. Le sens des lieux transparaît joliment.Prose ferme, dure. Le sens du dialogue est assuré, rythmé et direct. Dénouement bluffant, original que je n’avais nullement deviné.En bref, bouquin sombre, machiavélique. Attention, certains passages peuvent choquer les plus sensibles. Nous sommes emportés, sur fond de fresque historique, dans un monde particulier. Tout en apprenant les rites, les codes des mafiosos, nous traversons à travers les évènements passés cinq décennies américaines. Côté informatif plaisant à sillonner.Pour une première concernant cet homme de lettres, je dirai que c’est convaincant sans pour autant parler de triomphe. Il possède incontestablement un savoir-faire, une prédisposition à écrire de bonnes voir de très bonnes intrigues, finement documentées, capables d’attirer et de tenir en haleine tout un chacun. A acquérir ? : Je vous le conseille. Cet ouvrage aborde habilement un demi-siècle de violences mafieuses. L’histoire, l’organisation criminelle et la politique sont parfaitement décrites, parfaitement liées pour une lecture des plus intéressantes.En définitive, j’ai eu dans les mains un opus à trois étoiles. Je confirme que RJH représente un gage de qualité et qu’il vaut la peine d’être suivi.Je suis d’ailleurs en route pour « Papillon de nuit ».
Lire plus