Les derniers jours de Rabbit Hayes

(Pocket)
3.8 ( 3 votes )
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3 DéLecteurs

Neuf jours. C'est ce qu'il reste à vivre à Mia Hayes, surnommée affectueusement " Rabbit ". Neuf jours, après plusieurs mois de combat – parce que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée.
À son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toute la vie de Rabbit ressurgit alors : l'enfance, l'adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet, sa fille de 12 ans – une certaine idée du bonheur... Au fil des jours, tous s'interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d'une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ?
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Qu’en avez-vous pensé ?

12/05/2019
4.0
J’ai adoré ! Ce livre est un vent de fraîcheur et de douceur ! Je me suis plongée dans cette histoire avec plaisir. J’ai été émue, j’ai ris, j’ai eu la larme à l’œil. C’est bien écrit et magnifiquement mené. L’auteure nous balade entre passé et présent pour ajouter de la profondeur à ses personnages haut-en-couleur En bref, j’ai été touchée par la luminosité de l’écriture, et bouleversée par l’intrigue. Au fil des pages, nous en apprenons davantage sur cette Rabbit, sur sa fureur de vivre et sur son grand amour. Cette femme est un rayon de soleil à elle-même. Nous découvrons aussi son combat, sa rage et la relation qu’elle entretient avec sa fille, Juliet. Cette dernière est déjà une jeune femme responsable, bien plus que son âge ne le voudrait. Nous souffrons avec les parents de Mia. Eux qui se battent pour leur fille, malgré son état. Nous vivons les réactions de sa sœur et de son frère. Nous les voyons grandir tous deux. De plus, pour mener à bien son projet, l’écrivaine a mis en scène les divers passés des protagonistes. Au fil des flash-backs, nous faisons la connaissance de chacun. Nous en apprenons un peu plus sur ce qui les retient à la vie, sur ce qui les a fait vivre, sur ce qui les fait vivre. Nous découvrons des êtres humains, avec des défauts et des qualités, des forces et des faiblesses. C’est tout le monde de Rabbit qui est prêt à exploser, à se désintégrer et nous en sommes les premiers spectateurs. L’effet est garanti. Vous ne pouvez rester insensibles face à ce récit.
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DéjàLu.fr
09/07/2017
4.0
Chères ami(e)s, je vous retrouve, aujourd'hui, pour une nouvelle chronique qui porte sur le premier roman publié en France d'Anna MC Partlin « Les derniers jours de Rabbit Hayes ». Le livre à peine posé, j'avoue que cette lecture a été simultanément déchirante et épanouissante, sauvagement drôle et émotionnellement dévastatrice. Superbe ouvrage qui ne demande qu'à être dévoré ! D'une plume délicate, l'auteure aborde en alternant le passé avec le présent, le sujet complexe mais néanmoins existentiel de la mort. Mia Hayes, la quarantaine, surnommée Rabbit, depuis sa tendre enfance, est admise avec tristesse et anéantissement en centre de soins palliatifs pour une très courte période de neuf jours. Après s'être relevée d'un premier cancer du sein, cette maman célibataire de Juliet, douze ans, a subi une seconde mastectomie avant de baisser pavillon quelques années après devant la prolifération du mal dans ses os et dans tout son corps. Tout au long des pages, nous accompagnons donc, la jeune femme, soutenue par sa famille et ses amis, vers sa dernière demeure… Même si la fin est irrémédiablement connue, un autre combat commence pour ses proches à savoir, accepter l'inacceptable. Comment chacun va-t-il se préparer au deuil qui s'annonce et à la vie sans elle ? Ces questions vous hantent ? Lisez cette oeuvre. Bien sûr, en parcourant la quatrième de couverture, je savais que ce texte m'arracherait certainement des larmes et c'est ce qui s'est réellement produit. le passage où Juliet pique une crise de nerf à la vue de sa mère mourante est, selon moi, le plus pénible. Mais j'ai aussi souri, voir même ri sur d'autres. Je dirai que ce bouquin n'est pas pathos. Il est bien écrit et s'y entremêle tendresse, humour, amour, espoir, joie, nostalgie, rires, colère, tristesse, réalisme. Perdre quelqu'un à qui l'on tient est torturant. le regarder se détériorer en se sentant impuissant est le pire sentiment du monde. Et pourtant, le « malade » a tellement besoin d'être entouré des siens à ce moment-là… Cet opus nous montre comment s'y prendre tout simplement. Chaque chapitre se parcours sous différents angles ou met en scène, alternativement, les membres de la tribu. On a Rabbit, puis sa sœur « Grace », son frère, « Davey », « Molly et Jack », les parents, ainsi de suite. Tous unis dans le chagrin avec un sens merveilleux de la dérision qui rend ces douloureux moments plus amusants, si j'ose m'exprimer ainsi. J'ai aimé les flash-back, les retours en enfance ou en adolescence. J'ai découvert, véritablement, par ce biais nos héros. Au final, j'ai l'impression de les connaitre depuis toujours et qu'ils font partie des miens. Bravo à Anna pour ce tour de passe-passe ! Par des personnages hauts en couleur, ce récit nous rappelle que, quelle que soit la lourdeur de l’évènement, la lumière est toujours présente au bout du tunnel. Ces protagonistes, justement, je les ai trouvés touchants, drolatiques, apeurés et sensés malgré tout. La chère - Rabbit - force de la nature, amoureuse à jamais d'un homme au destin quasi similaire. Soucieuse de l'avenir de sa fille, elle décidera et gardera le moral jusqu'à son dernier souffle. Elle est impressionnante de volonté et de réalisme. « Juliet », jeune ado incroyablement mâture qui entretient une relation fusionnelle avec sa mère. Elle m'a fait pleurer et j'ai adoré son rapprochement avec son oncle. ~Molly et Jack~ couple indéboulonnable qui espère encore un miracle et qui tient par la seule force de caractère de Madame avec un M majuscule. Pilier parental. « Grace », au tempérament bien trempé, dirige de mains de maître ses quatre garçons et son mari, Lenny. D'une organisation sans faille, elle m'est apparue néanmoins comme étant la plus à même de s'effondrer. Quant au fils « Davey », il m'a émue. Je l'ai trouvé attendrissant avec sa nièce. Cette épreuve lui a permis de se révéler en tant qu'homme et j'approuve la décision prise par sa mourante de soeur. Pour finir, je préciserai que j'ai eu un faible pour la façon dont notre écrivaine couche sur papier l'instant du « dernier voyage ». Utiliser la camionnette, moyen de locomotion de leur enfance, comme dernier véhicule est juste magique. Il manque une étoile à ma note (4/5) car, à mon humble avis, les rêves de Mia s'éternisent par moment. C'est le seul point négatif. Intrigue réaliste, attachante et savamment construite. Je peux vous garantir que vous serez imprégné par cette histoire d'un optimisme rare pendant un long moment. Hautement recommandé car fabuleuse leçon de vie !
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